Madagascar, un pays polyculturel 

A part ses nombreuses richesses naturelles, Madagascar est reconnue pour sa culture . Lieu de passage de nombreuses civilisations dans le passé, la Grande île ou l’île Rouge affiche un mélange de culture imprégné de celles des différents continents à savoir l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Une fois sur le sol malgache, les voyageurs seront aussitôt dépaysés. Cependant, chaque ethnie dans chaque région affiche leur propre culture. Voici donc un avant-goût des traditions et cultures que vous pourriez rencontrer lors de votre séjour à Madagascar.

Les cultures communes de tous les Malgaches

 

Les cultures Malgaches sont différentes et multiples, selon les différentes ethnies. 
Par contre, il existe des cultures communes à tout le peuple en dépit de nombreuses configurations ethniques et la notion des clans. 

Le nouvel an Malagasy

C’ est un événement qu’on fête pour célébrer les astres. Le moment de célébration varie d’une année à l’autre, parce qu’il est basé sur le calendrier lunaire, et la saison de la moisson ou récolte. Le Alahamady be est le jour qui succède la première pleine lune de l’année, on le célèbre toujours le Jeudi.

Une grande fête familiale , un célébration grandiose avec toujours le zébus. Le coutume est de distribué les viandes crues ( nofonkena mitampihavanana). Pour marquer la réconciliation et la réunion des peuples.

Les cultes des ancêtres : 

La croyance des ancêtres défunts ou les Razana, bien que les Malgaches croient en un Dieu omniprésent et omnipotent appelant : Andriananahary. La culte des ancêtres, c’est une adoration ou célébration de la science de la vie. Les défunts sont les détenteurs de pouvoirs, défenseurs de la vie sur terre. Le manquement aux cultes des ancêtres ont des conséquences néfastes sur la vie quotidienne de l’individu par exemple : les accidents, les maladies. C’est comme une sorte de justice infligée à ceux qui commettent les erreurs envers ce que les Razana ont imposé. 
Le Razana divinateur est invoqué à chaque occasion célébrée dans la vie : construction d’une maison, mariage, même pendant la mort. 
Les cultures malgaches sont caractérisées par les Fady, les danses et musiques traditionnelles, les famadihana, l’artisanat malagasy, le kabary. 

Les Fady : 

Ce sont des interdictions, des régulations sociales qui peuvent être perçues d’une manière positive ou défensive. Le respect du Fady est très important pour les Malagasy et malgré que d’autres traditions ou cultures disparaissent, le Fady résiste toujours même actuellement. 
Les Fady peuvent toucher une région en particulier, des lieux, mais également une famille ou une lignée, ou sur une société entière. 

Les Fady alimentaires :

Quand une famille et ses descendances sont interdits de manger certains aliments, exemple : interdis de manger des oignons, interdit de manger les porcs…

Les Fady des lieux : 

C’est quand on arrive dans un lieu en particulier, il est interdit de faire beaucoup de choses comme : siffler, interdit de mettre des chaussures … Interdits de baigner dans la mer…
Pour ceux qui font exprès de transgresser un Fady, seront punis d’une manière ou d’une autre : tomber malade ou peut même mourir.

Fady des jumeaux :

Dans certains lieux comme à Manajary, il existe un endroit où il est interdit d’élever des jumeaux, du coup quand une femme accouche de jumeaux, elle est obligée de ne garder qu’un seul. Il existe une association qui prend en main les jumeaux « rejetés » par ce Fady dans un endroit pas très loin. 
Educations des enfants sous formes de Fady.
Il est interdit de donner des coups de pieds aux mûrs pour éviter la mort d’un des grands-parents
Il est interdit de montrer un tombeau avec les doigts.
Il est interdit de siffler après la tombée de la nuit, sinon les fantômes vont venir. 
Les Fady pour se protéger des larcins. Ce genre de Fady est réservé pour les paysans. Quand ils veulent protéger leurs productions des bandits, ils accrochent quelque chose aux branches de fruits ou au beau milieu, c’est comme une sorte de guet-apens à haut pouvoir jusqu’à retenir le coupable collé sur le fruit volé ou sur les champs.

 

La langue :

Déjà, avec les différentes ethnies qui existent à Madagascar, elles disposent chacune leur propre dialecte. La langue malgache est d’origine Austronésienne puis que les Austronésiens étaient les premiers occupants de l’île. La langue malgache dispose d’une langue Austrique qui appartient au groupe malayo-polynésien. Elle a une origine africaine et indonésienne également : le Bantou ( c’ est l’ensemble des langues africaines, l’arabo swahili et le sanskrit (langue indo-européenne).
La langue officielle est la Malgache, mais la colonisation française a fait de la langue une deuxième langue. La langue mère. 
En ce qui concerne l’écrit, l’alphabet officiel comprend 21 lettres d’alphabet. Les premiers outils linguistiques ont été créés en 1828 et le premier texte fut diffusé vers 1835. Le modèle de la langue écrite malgache vient de la publication de la bible en malgache. La conquête royale a ensuite imposé à la langue malgache la langue française. De nombreux mots malgaches sont nés issus de la langue française à partir de la colonisation. La langue française devient la deuxième langue pratiquée par les Malgaches. 

La religion : 

La majorité de la population malgache est chrétienne. La religion est prédominée par les religions catholiques et protestantes et l’animisme. Environs la moitié des Malgaches sont des chrétiens. Les musulmans sont en minorité. Le Malgache est un peuple à pluralité religieuse. A part les deux grandes religions, il existe différentes sortes de religions qui sont regroupées dans les sectes. 
Les anciennes religions traditionnelles ne sont pas encore dans l’oubli. De nombreux Malgache pratiquent encore l’animisme et certains ont tendance à mélanger des croyances animistes traditionnelles, ils se réfèrent toujours à un seul Dieu unique qu’ils appellent le Zanahary. 

Le christianisme : 

La majorité de la population malgache est issue du christianisme qui est divisée entre le catholicisme et le protestantisme. Il existe également des chrétiens orthodoxes, mais ils sont en minorité. 
L’arrivée du christianisme s’est faite avec l’arrivée des premiers missionnaires protestants gallois en 1820, David James et Thomas Bavan. Leur première mission était de traduire la bible en langue malgache. Viennent ensuite les missionnaires catholiques Français et protestants Norvégien. Une entrée jugée comme une invasion des étrangers pour détruire la tradition malgache, la reine Ranavalona Ière a persécuté les premiers convertis en christianisme. Depuis la mission jésuite de Madagascar en 1844, la religion a pris une ampleur et a conquis les cœurs des Malgaches jusqu’à ce jour, malgré que certains ont tendance à combiné christianisme et leurs croyances religieuses traditionnelles. 

L’islamisme :

Est pratiqué surtout pour les peuples qui viennent des côtes. L’islamisme a été introduit à Madagascar depuis le Xe siècle par l’intermédiaire des marchands voyageurs d’ivoire Arabe ou de Zanzibar. Actuellement, environ 15 % des Malgaches sont des musulmans. 

Les sectes :

Depuis quelques années, Madagascar a connu la recrudescence de secte religieuse. Ils sont très nombreux à savoir 200 environ, selon le chiffre donné par le ministère de l’Intérieur. Cela s’explique par le fait de la liberté de la création des institutions religieuses, le manque de vigueur sur l’application de la loi. Mais cela s’explique par la pauvreté de la population, en effet les gourous (la plupart, des Africains) s’efforcent de convaincre leurs adeptes et les adorateurs, en leur donnant espoir de changer leurs vies un jour.

La cuisine :

La cuisine malgache a toute sa particularité dans sa forme et dans sa qualité. 
Elle est caractérisée par la fraicheur des ingrédients, la manière de mélanger les saveurs et les gôuts.
Le plat principal des malgaches c’est le riz. Ils consomment le riz trois fois par jour en principe, durant le petit déjeuné pendant le déjeuné et au dîner. 
La base de la cuisine malgache :
La cuisine malgache est basée par le plat principal qui est le riz, accompagné d’un met et d’une crudité en principe. 
Le riz peut être cuit de deux façons : le vary sosoa (qu’on mange le matin et ou le soir selon les préférences) et le vary maina (qu’on mange généralement lors du déjeuné).
Les mets sont variés selon le goût et le cuisinier. En général, on prépare un met avec de la viande mélangé avec des différents légumes ou de légumineuses, ou des brèdes. Mais en principe, on cuisine sans viande également. 
Pour les Malgaches, le riz est le plat principal et le met l’accompagnement, souvent salé. 
Le dessert officiel, c’est le koba (une forme de gâteau, à base de riz du sucre, d’arachide) , mais la richesse de Madagascar en fruit procure un avantage, car on peut servir les fruits secs et saisonnières à chaque repas. 
Comme à l’accoutumé, le repas se prend en famille autour d’une table ou autour d’un Tsihy ( natte) par terre sans table ni chaise, tout le monde s’assoit autour. 
C’est la mère de famille qui prépare la cuisine en général. 
Mais dans certaines régions, le riz peut être remplacé par le manioc ou maïs ou patate douce. 
Ces derniers peuvent être pris lors du goûter ou peuvent être pris comme substitut du riz lors de grands travaux des champs.
La cuisine malgache et les épices : 
Les Malgaches sont plutôt des producteurs que les consommateurs. L’île est vraiment riche en épice : la cannelle, les poivres, les citronnelles, les romarins… Toutes les épices dans toutes ses formes, que ce soit en poudre ou séchées. 
Les épices les plus fréquentes dans la cuisine malgache sont les poivres, le curry et la cannelle.